NICOLAS FAFIOTTE
Styliste turbulent !
Comme n’importe quel passionné, c’est très tôt que les envies du créateur se sont fait sentir. A douze ans, il veut devenir couturier et ce ne sont pas ses parents qui l’en empêcheront !
« Ma mère a aussi fait de la couture par passion quand elle était jeune. Alors, quand ils ont appris ce que je voulais faire, ils m’ont encouragé », dit-il. Les débuts de Nicolas Fafiotte en couture se font le plus naturellement du monde, mais le créateur a failli prendre un tout autre tournant.
« J’ai un parcours un peu atypique. Après avoir voulu faire des études de comptabilité je me suis vite rendu compte que mon avenir n’était pas là et que ma passion pour la couture était la plus forte. J’ai donc intégré Esmod Lyon en cours d’année... ce qui ne s’était jamais fait auparavant.
Le résultat a été concluant puisque qu’à la fin de cette première année, j’ai remporté le premier prix en style. Et à la fin de la seconde année, j’ai obtenu le premier prix de modélisme ».
Mais impossible de parler de Nicolas Fafiotte sans évoquer les Miss France. En décembre 2001, Sylvie Tellier est élue Reine de Beauté de l’année. La rencontre entre le couturier et sa muse se fait juste avant l’éléction et Nicolas n’a qu’une semaine pour lui créer une robe de soirée. De ce véritable instant de vie, comme il en existe peu, né une amitié pleine de franchise.
Sylvie souhaite lui renvoyer l’ascenseur en se faisant habiller par Nicolas durant toute l’année de son règne. Mais Miss France 2002 ne s’arrête pas là et pousse le couturier à se lancer : « C’est grâce à elle si j’ai monté ma société ». Aujourd’hui, Nicolas Fafiotte ne dessine plus de robes pour les Miss, mais continue d’habiller Sylvie Tellier : « J’ai été heureux de créer pour les Miss pendant quatre ans, mais il faut aussi savoir passer à autre chose. J’ai ainsi réalisé les tenues de la dernière tournée d’Amel Bent ».
Nicolas Fafiotte est originaire d’Oyonnax. Choisir Lyon pour s’établir est donc un choix logique : « Paris ne me faisait pas envie. J’habille de vraies personnes et mes créations ne suivent pas les aléas de la mode ». Le créateur sous-entend-il par là que la capitale suit les dictats de la mode d’un peu trop près ? Peut-être bien. Quoi qu’il en soit, il prévient : « Une robe de mariée, c’est avant tout un partage avec la cliente. Ma priorité, c’est le bonheur de ma cliente plus que la tendance ».
Si chez lui il n’y a pas de collection, l’insatiable Nicolas ne cesse de créer. D’ailleurs, il ne compte plus.
Quand on lui demande un chiffre, il répond une fourchette large : « entre 100 et 150 robes par an ». Bien entendu, pour réaliser autant de créations, ça se bouscule dans les coulisses. Mais n’allez pas croire qu’il cache une armée de petites mains. C’est à l’étage de sa boutique que se loge son atelier et son équipe à taille humaine. A l’année, Nicolas Fafiotte est entouré de Marilyne et de Céline.
Mais pour les périodes plus intenses, il arrive que l’équipe s’agrandisse temporairement avec deux ou trois personnes supplémentaires.
Nicolas Fafiotte se tient volontairement loin des podiums et autres défilés haute couture et cela se sent ne serait-ce que dans l’atmosphère de sa boutique. C’est dans une ambiance de travail décontractée que le créateur aime évoluer : « La complicité se créée facilement, c’est même une relation de copinage qui se construit au fur et à mesure des rencontres ». Et il ne faut pas croire mesdemoiselles que l’homme soit peu accessible du fait de son succès, bien au contraire : « Je suis présent à tous mes rendez-vous. Du premier au dernier, la cliente me voit à chaque fois ».
Côté déco, Nicolas Fafiotte a voulu une boutique où ses clientes se sentent bien. C’est une notion importante pour lui car « ce n’est pas du design qu’on vient chercher chez moi, mais une robe de mariée. Je n’ai pas voulu une boutique glaciale ou austère mais un lieu chaleureux qui me ressemble. C’est pour cela que je n’aurai jamais, de directrice de boutique tirée à quatre épingles qui vous regarde de haut. Je ne veux surtout pas qu’une cliente se sente stressée à l’idée de pousser ma porte : c’est extrêmement important pour moi ! ».
Nicolas Fafiotte
Demande de contact
Email en cours d'envoi... merci de patienter !
Votre email a été envoyé. Nicolas Fafiotte va vous contacter.
